Promotion de l’activité physique et de la santé N° 8 – mars 2026 MÉDECINE DU MOUVEMENT À VOS AGENDAS Journée santé 2026 Vendredi 29 mai 2026 Kursaal, Berne Thème spécialisé: l‘entraînement de l’endurance dans le sport-santé Thème santé: diabète et entraînement Entretien: brevet fédéral ANNONCEÉditorial 5 Informations professionnelles relatives à la promotion de l’activité physique et de la santé L’entraînement de l’endurance dans le sport-santé 6 Diabète et entraînement 16 Actualités de la FSCFS La lutte paie! 25 Profil de la profession: formation initiale et continue / promotion de l’activité physique et de la santé Entretien avec les meilleures diplômées 26 Les pages de nos partenaires 28 Bienvenue aux nouveaux membres de la FSCFS! Nouveaux membres 31 Annonces Claude Ammann, c.ammann@sfgv.ch, 079 478 12 63 Urs Rüegsegger, u.ruegsegger@sfgv.ch, 079 743 89 58 Roland Steiner, r.steiner@sfgv.ch, 043 388 41 44 Coordination Joerg Kressig Design / prépresse Astrid Affolter Traduction Chloé Varrin «Médecine du mouvement» Magazine spécialisé proposant des informations aux entreprises indépendantes de la branche du fitness et du mouvement Édité par Fédération suisse des centres fitness et de santé FSCFS Association patronale des entreprises de fitness indépendantes Secrétariat, 3000 Berne Rédaction Claude Ammann, Anya Aubert, Irene Berger, Kilian Käppeli, Roland Steiner Rédacteur en chef André Tummer Production DIVERSUM Verlag Adresse de la rédaction Alain Amherd, membre du comité FSCFS, responsable pour la Suisse romande a.amherd@sfgv.ch, téléphone 079 869 67 74 3 SommaireLe portail des meilleurs emplois dans la branche du fitness et de la santé! La plate-forme pour l’emploi de la FSCFS est l’endroit idéal pour trouver un emploi dans la branche du fitness et de la santé. La Fédération suisse des centres fitness et de santé (FSCFS) a développé ce portail pour permettre aux employeurs/euses sérieux/euses d’entrer directement en contact avec les jeunes professionnel(le)s qualifié(e)s. Rendez-vous sur www.movementjobs.ch Apprentissage, stage ou emploi à temps partiel ou à plein temps: tout se trouve sur cette plate-forme! L’un de ses atouts est qu’elle permet, après la connexion, d’enregistrer facilement ses critères de recherche, puis de recevoir immédiatement des informations par e-mail sur les tout derniers emplois correspondant à son profil. N’attendez pas pour l’essayer! À tester! Fédération suisse des centres fitness et de santé CH-3000 Berne Téléphone 0848 893 802 www.sfgv.ch E-mail info@sfgv.ch LA PLATE-FORME N°1 DE L ’ EMPLOI POUR LES PROS ANNONCEMédecine du mouvement – N˚ 6 / mars 2026 ÉditorialÉditorial Chers et chères collègues, Voici le nouveau numéro du magazine «Médecine du mouvement», qui contient comme tou- jours des articles inté- ressants sur différentes pathologies et maladies qui apparaissent dans notre secteur, et sur la manière dont nous pou- vons aider les personnes qui en souffrent. Il s’agit de contenus spécialisés destinés aux profession- nel·les du secteur de la santé et du fitness. Comme vous le savez peut-être déjà, la FSCFS est régu- lièrement présente au Parlement fédéral pour défendre nos inté- rêts, proposer de nouvelles idées et les promouvoir. Afin que notre profession obtienne la reconnaissance qu’elle mérite. L’un de nos derniers succès est la réduction des frais de carte bancaire. Je serais ravi d’accueillir plusieurs nouveaux membres au sein de l’association cette année. Pour cela, j’aimerais pouvoir compter sur votre aide. Plus nous serons nombreux·ses, plus nous serons fort·es et plus nous pourrons exercer une pression sur les politiques et autres monopoles. Je me réjouis de vous revoir bientôt. Ce serait un plaisir de vous accueillir à la Journée de la branche en mai. Comme tou- jours, je reste à votre disposition pour toute question, suggestion ou idée. Bien à vous, Alain Amherd Membre du comité de la FSCFS 5Médecine du mouvement – N˚ 6 / mars 2026 L’entraînement de l’endurance dans le sport-santé Informations professionnelles relatives à la promotion de l’activité physique et de la santé Médecine du mouvement – N˚ 6 / mars 2026 6Médecine du mouvement – N˚ 6 / mars 2026 Définition du sport-santé Le sport-santé recouvre les ac- tivités physiques exercées de manière cohérente au cours d’un entraînement visant spé- cifiquement à renforcer la san- té. Il peut s’agir de mesures de prévention, de mesures théra- peutiques ou de rééducation. Contrairement au sport popu- laire ou au sport d’élite, le sport-santé n’a pour objectif ni la com- pétition, ni la recherche d’une performance personnelle supé- rieure à la moyenne. Du point de vue de la prévention, de la thérapie ou de la rééducation, un entraînement axé sur la santé est bénéfique en cela qu’il permet de continuer à exercer d’autres activités – pro- fessionnelles, quotidiennes ou de loisirs – sans douleur et avec plaisir, notamment lorsqu’on vieillit. Il contribue à prolonger la vie en bonne santé et à ralentir la baisse des facultés physiques et mentales liée au vieillissement. Dans un centre de fitness axé sur la santé, la majeure partie de la clientèle se consacre au sport-santé. Les personnes qui pra- tiquent des sports populaires ou d’élite y sont minoritaires. La définition de ce groupe cible est de la plus haute impor- tance, car toutes les mesures d’entraînement, du choix des mé- thodes à celui des exercices et des appareils ou accessoires utili- sés, doivent correspondre à la clientèle visée. Pour le dire de manière imagée: nos spécialistes de la santé doivent piocher dans la bonne «caisse à outils» pour encadrer la pratique du sport- santé, et ne pas se servir des outils qui relèvent du sport popu- laire ou du sport d’élite. Malheureusement, cette erreur est trop souvent commise. Or, à quoi cela sert-il, lorsqu’on met au point un entraîne- ment, de se creuser la tête sur le principe de «l’alternance opti- male entre effort et récupération» si la personne qui s’entraîne a déjà de la peine à venir au centre de fitness une fois par semaine? Pourquoi enseigne-t-on encore des principes comme celui de la «surcompensation», alors qu’ils sont dépassés depuis longtemps et qu’ils n’ont aucun sens dans le cadre du sport-santé, étant donné que la fréquence, la durée et l’intensité d’un tel entraîne- ment ne déclenchent pas ce mécanisme? Bon nombre des principes appliqués dans le sport popu- laire et le sport d’élite ont pour objectif de pouvoir produire une performance aussi élevée que possible le jour J. C’est la raison pour laquelle l’entraînement est soumis à une périodisation, avec des microcycles et des macrocycles. Mais tout cela n’a pas de sens dans le sport-santé. Dans cet article, nous porterons un regard critique sur l’entraînement de l’endurance dans le sport-santé. Notre objectif n’est pas de donner des recettes miracles, mais plutôt d’inciter les centres de fitness axés sur la santé à discuter du sujet. André Tummer 7Médecine du mouvement – N˚ 6 / mars 2026 Informations professionnelles relatives à la promotion de l’activité physique et de la santé Les valeurs normatives et de référence issues des tests de performance apportent encore davantage de confusion. Un exemple: dans le cyclisme, la «puissance seuil fonctionnelle» (functional threshold power, ou FTP) est l’indicateur clé de la ca- pacité aérobie. Elle exprime la puissance (en watts par kilo- gramme de masse corporelle) qu’un·e cycliste peut supporter pendant 60 minutes. Si l’on souhaite comparer et évaluer la va- leur obtenue, on trouve les indications suivantes: Un homme pesant 75 kg devrait pouvoir pédaler à 210 watts, et une femme pesant 65 kg, à 150 watts pendant une heure pour figurer dans ce tableau. Même avec des valeurs adaptées en fonc- tion de l’âge, cette performance est difficile à atteindre pour les personnes effectuant du sport-santé. Les valeurs normatives et de référence proviennent du do- maine où l’on effectue le plus de mesures, c’est-à-dire le sport d’élite. Or, s’appuyer sur les valeurs obtenues par des sportives et sportifs d’élite et en soustraire des pourcentages n’a aucun sens, car le sport-santé n’est pas du sport d’élite au rabais. Cependant, même les tests d’endurance enseignés dans le cadre de notre apprentissage et exigés lors des examens ont leurs limites. Les tests Conconi, PWC et d’Astrand permettent à nos apprenti·es d’acquérir des connaissances fondamentales et de se familiariser avec l’exécution de ces procédures simples. C’est pourquoi ils font partie des objectifs d’apprentissage de la for- mation, et pourquoi nous continuons d’insister sur leur impor- tance, car l’exécution correcte de ces tests nécessite de la pra- tique. Les apprenti·es qui ne sont pas capables de mener des tests simples de manière standardisée seraient dépassé·es, plus tard, par des procédures de test plus complexes. Mais quelle est la véritable valeur des résultats de ces tests? Quelle est leur utilité pour les client·es et pourquoi bon nombre de centres de fitness ne les utilisent pas durablement? Valeurs comparatives FTP en watts / kg pour 60 minutes d’effort continu HommesFemmes Professionnel·le5.8–6.5 (+)5.0–5.8 (+) Amateur·trice d’élite 5.0–5.84.2–5.0 Très bon·ne (cat. 1-2)4.2–5.03.7–4.2 Bon·ne3.5–4.23.0–3.7 Moyen·ne2.8–3.52.3–3.0 Débutant·e< 2.8< 2.3 FTP moyenne selon l’âge (hommes) ÂgeDébutantMoyenBonÉlite 20–29< 2.52.5–3.53.5–4.54.5–5.5+ 30–39 < 2.42.4–3.43.4–4.34.3–5.3+ 40–49< 2.32.3–3.23.2–4.04.0–5.0+ 50–59< 2.22.2–3.03.0–3.83.8–4.7+ 60–69 < 2.02.0–2.82.8–3.53.5–4.3+ 70 +< 1.81.8–2.52.5–3.23.2–4.0+ FTP moyenne selon l’âge (femmes) ÂgeDébutanteMoyenneBonneÉlite 20–29< 2.02.0–3.03.0–4.04.0–5.0+ 30–39< 1.91.9–2.92.9–3.83.8–4.8+ 40–49< 1.81.8–2.82.8–3.63.6–4.5+ 50–59 < 1.71.7–2.62.6–3.43.4–4.3+ 60–69< 1.51.5–2.32.3–3.03.0–4.0+ 70 +< 1.31.3–2.02.0–2.72.7–3.5+ Le sport d’élite et le sport-santé n’ont rien en commun. 8Médecine du mouvement – N˚ 6 / mars 2026 Prenons par exemple le test PWC, qui permet de détermi- ner la «capacité de travail physique», ou physical working capa- city . Ce test mesure quelle performance en watts la personne est capable de livrer sur un vélo ergomètre pour une fréquence car- diaque donnée (PWC 130, PWC 150 ou PWC 170). L’invention du test PWC est attribuée à WAHLUND, qui, en 1948 (!), a effectué des recherches pionnières en médecine du sport et du travail. À cette époque, le test était encore effectué par paliers: les participant·es devaient atteindre une fréquence cardiaque d’au moins 170, l’objectif étant de réaliser un test d’ef- fort maximal. WAHLUND avait prévu des paliers de 6,5 minutes, et augmentait la puissance de 50 watts à chaque palier. Il a défini la performance en watts au moment de l’abandon comme la ca- pacité de travail physique maximale (PWC). Notons que l’évaluation des résultats fait l’objet d’une interpolation: PWC 150 = (W 2 – W 1): (FC 2 – FC 1) x (150 – FC 1) + W 1 Toutefois, WAHLUND écrivait déjà: «La seule possibilité de tirer des conclusions à partir d’un effort modéré s’appuie sur l’hypothèse que tous les individus réagissent de la même manière à l’augmentation des fréquences cardiaques et respira- toires (...), ce qui est loin d’être le cas». Étant donné qu’à l’époque, il était encore impossible de mesurer précisément l’activité car- diaque, on ne pouvait que relever des valeurs à des paliers don- nés et interpoler les valeurs intermédiaires de manière linéaire. Les valeurs de référence actuelles remontent plutôt aux recherches de ROST et HOLLMANN (1982), qui ont déjà obtenu des résultats nettement inférieurs dans leurs séries de tests. Néanmoins, ces valeurs normatives sont encore toujours utili- sées dans la littérature. Même si le terme de «capacité de travail physique» semble renvoyer à l’endurance au sens large, le PWC est tout de même un test spécifique au cyclisme. Quand il est apparu, les laboratoires de diagnostic des performances n’étaient pas équipés comme ils le sont aujourd’hui. La grande majorité des tests se faisaient sur un vélo ergomètre. Aujourd’hui encore, les personnes qui effectuent un test d’effort chez un cardiologue sont testées sur un vélo, ce qui, cliniquement, est pertinent en raison de la charge orthopédique restreinte que présente ce type de test. Ainsi, le facteur limitant dans le test PWC peut ne pas être d’ordre cardiovasculaire ou respiratoire, mais tout sim- plement la force de pédalage. On peut également critiquer le fait que l’origine des va- leurs de référence du test PWC n’est pas clairement établie. Néanmoins, Rost, Hollman et al. ayant effectué leurs travaux à l’institut de recherche sur la circulation sanguine et la méde- cine du sport de la haute école de sport de Cologne, on peut penser que la plupart des données récoltées l’ont été sur un panel de jeunes étudiant·es en sport bien entraîné·es. (Re- marque: comme j’étudiais moi-même à la haute école de sport de Cologne à cette époque, j’ai participé à ce genre de tests dans le cadre de séminaires de médecine du sport, ce qui m’a permis d’éviter d’effectuer un travail à la maison ). Relevons également que le «sport-santé» tel que nous le connaissons aujourd’hui n’était pas encore aussi répandu dans les années 1980. Le test PWC n’a donc pas été développé pour le sport-santé, mais pour le sport de loisirs et le sport populaire. Enfin, il convient également de tenir compte du fait que la forme physique moyenne de la population a reculé ces 40 à 50 dernières années à cause du progrès technique et de la numé- risation, et que les valeurs normatives établies par le passé ne sont plus pertinentes. Quels paramètres de santé sont importants dans l’entraînement de l’endurance? Au lieu de fixer des valeurs comparatives au moyen de perfor- mances extrêmes ou de nous concentrer sur des tests «obso- lètes» provenant du sport de loisirs et du sport populaire, nous devrions nous intéresser, dans le sport-santé, à l’autre bout de l’échelle: où se situent les limites cliniques des paramètres physiologiques pertinents pour la santé? À partir de quand le risque pour la santé est-il accru? Quelles valeurs faut-il Valeurs normatives PWC en watts / kg (écart-type + / - 0,4 watt) HommesFemmes PWC 1301.51.25 PWC 1502.01.6 PWC 1702.52.0 1 W = puissance / watts, FC = fréquence cardiaque 9Next >